Table-ronde "Les sociétés savantes à l'ère du numérique" (Congrès de Pau)

Le CTHS organise régulièrement des tables-rondes, des formations et des journées d'étude destinées spécifiquement aux sociétés savantes : vous trouverez ici des informations sur ces manifestations et des comptes rendus...
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Secrétariat Général
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Table-ronde "Les sociétés savantes à l'ère du numérique" (Congrès de Pau)

Message par Secrétariat Général » 26 mai 2017, 12:03

Le 26 avril dernier, à l’occasion du congrès du CTHS, une table-ronde consacrée aux « sociétés savantes à l’ère du numérique » a réuni plusieurs dizaines d’associations scientifiques qui ont échangé sur leurs expériences ou leurs difficultés dans ce domaine.
Plusieurs questions ont été posées, pour certaines très concrètes : quelles sont les bonnes questions à se poser, lorsqu’on veut faire ou refaire son site internet ? Existe-t-il une méthodologie ? Comment choisir son prestataire informatique et bien définir ses besoins et les fonctionnalités de son site ? Comment communiquer efficacement sur les réseaux sociaux ?
Sur ce dernier point, le musée Jeanne d’Albret a détaillé sa stratégie de communication sur les réseaux sociaux, en s’inspirant des préconisations présentées dans un MOOC consacré à la médiation culturelle sur Facebook et twitter. Humour, jeux, ligne éditoriale précise sont les secrets du succès…

Plusieurs expériences ont été présentées :

1) Une politique de communication et de médiation active sur les réseaux sociaux : le Musée Jeanne d'Albret
Actif sur Facebook, Twitter et Instagram depuis plusieurs années, le Musée Jeanne d'Albret a trouvé sur les réseaux sociaux une riche communauté de passionnés de culture et de patrimoine, tant au sein des musées et institutions culturelles que parmi ses nombreux abonnés avec lesquels il multiplie les échanges, souvent empreints d'humour. Sa stratégie numérique dynamique, entre communication et médiation, atteste que la modestie des moyens d'une structure ne constitue pas un frein à l'investissement de ces nouveaux outils.
Mme Charlotte ABADIE-LABORDE, chargée de conservation du patrimoine au Musée Jeanne d’Albret

2) Exposé du Centre généalogique des Pyrénées-Atlantiques
Le CGPA, Centre généalogique des Pyrénées-Atlantiques, a 32 ans d’existence, 350 membres répartis sur le tout le territoire national et de nombreux pays.
Sur le plan informatique et web, il utilise quatre outils :
- un site internet http://cgpa64.free.fr qui a été créé par l’un des membres,
- une base de données de plusieurs centaines de milliers d’actes d’état civil, déposée sur un site google https://sites.google.com/site/expoactes/,
- un forum des adhérents, sous la forme d’un groupe Yahoo,
- un outil bureautique pour la gestion des adhérents, sous FileMakerPro.
Le site internet est obsolète eu égard aux standards actuels aussi bien qu’aux pratiques désormais en cours.
Quelques exemples de cette obsolescence :
- impossible d’adhérer en ligne,
- le site n’est pas consultable sur smartphone ou tablette,
- le site n’est pas multilingue alors que notre audience est internationale,
- la base de données Expoactes n’est pas consultable depuis le site sans saisie de nouveaux code/mot de passe,
- etc.
La création d’un nouveau site s’impose et devra réunir en un seul outil les quatre cités précédemment.
Après un premier échec (difficulté avec un prestataire), l’association définit de façon très détaillé un cahier des charges afin de ne pas revivre cette expérience, et choisir un nouveau prestataire.
Plusieurs questions se posent :
1- Comment définir un cahier des charges ?
2- Comment choisir un prestataire ?
M. Pierre KUNZ, Président du Centre généalogique des Pyrénées-Atlantiques

3) La SSLA (Société des sciences, lettres et arts) Pau-Béarn : une situation de retard dans le numérique
En 2008, la SSLA se trouvait au degré zéro de l’ère informatique. Le comblement de ce retard a constitué une priorité. Les difficultés ont été culturelles avant d’être techniques. Le site internet a été créé en 2010 grâce à un professionnel de l’informatique qui a œuvré bénévolement. Le site, développé sous Joomla, reçoit chaque année un nombre croissant de visites : 71 325 pendant l’année 2016 (environ 30 % de plus qu’en 2015).
À ce jour, la SSLA est fortement en demande de conseils et d’expertise pour poursuivre sa révolution numérique de façon pertinente. Principalement sur les questions du passage de la publication papier à l’édition numérique et de l’immersion dans un réseau social.
M. Benoît CURSENTE, directeur de recherche honoraire au CNRS, président de la Société des sciences, lettres et arts

4) Les défis du numérique comme moyen de communication interne et externe pour une petite association, les Amis des églises anciennes du Béarn
Les AEAB sont une petite association dont l’activité s’organise autour d’une double polarité :
* travailler avec des organismes extérieurs (assistance à la restauration d’édifices ou d’objets mobiliers), mais aussi intéresser de nouveaux adhérents sans l’apport desquels l’association ne pourra survivre.
* faire connaître le patrimoine religieux du Béarn.
Dans ces deux domaines, l’existence d’un site internet est devenue à la fois une nécessité et une charge face à laquelle elle se trouve bien démunie. Elle dispose aujourd’hui d’un site qui se présente sous la forme d’un blog (http://eglises-anciennes-bearn.blogspot.fr/)
-Un blog offre l’avantage d’être souple et simple à gérer, de pouvoir accueillir un grand nombre d’informations, d’images, de faciliter les échanges interactifs etc. En contrepartie, et parce que c’est un blog, il n’est pas toujours facile pour l’utilisateur (1) de savoir quelle information est disponible sur le site ou (2) d’accéder à une information ancienne puisque le principe même du blog est de construire, insertion après insertion, un empilement chronologique d’informations.
-L’existence de ce blog induit une évolution des moyens d’information et de communication traditionnels : journal papier/journal électronique/blog, courrier postal/ courriels/blog et pose des questions nouvelles : quelles informations donner à tous, quelles informations réserver aux adhérents ? Quelles informations protéger contre les risques de vol ? Se pose en particulier l’importante question de l’informatisation des inventaires liée à celle du récolement. Autre question : Peut-on aller jusqu’à mettre sur le blog des liens permettant des visites virtuelles ?
Quoi qu’il en soit, les AEAB manquent de personnes ressources compétentes :
-D’autres solutions que le blog existent : le site internet plus classique ; Facebook et autres réseaux sociaux. Faute de compétences suffisantes en interne, ou de moyens financiers permettant de confier cette tâche à un organisme extérieur, elles ont dû être abandonnées (le site internet « classique ») ou n’ont pas pu être sérieusement envisagées (Facebook).
-L’usage du numérique doit être pensé comme un moyen en relation de complémentarité avec d’autres. Il ne peut y avoir de solution tout numérique.
Mme Catherine PUTZ, secrétaire des Amis des églises anciennes du Béarn

5) Le numérique à l’Association française de topographie et sa revue XYZ
Les conseils ou comités de rédaction via téléconférence. Le site internet et gestion des adhérents et abonnés. Le paiement en ligne. Les espaces de travail partagés (Dropbox, Freebox). Les réseaux sociaux, Facebook, Linked In, Twitter. Maquette de la revue. L’édition numérique, PDF à télécharger, essais journaux numérique et ePub.
M. Bernard FLACELIĖRE, ingénieur géomètre topographe, rédacteur en chef de la revue XYZ, membre de l’Association française de topographie


En conclusion, les sociétés savantes présentes ont souhaité :
• Disposer d’un forum numérique leur permettant d’échanger entre elles sur divers sujets (outils permettant le paiement en ligne, recours à des stagiaires pour faire un site internet, etc.) : le CTHS s’est engagé à le mettre en place.
• Etre accompagnées pour les questions relevant de l’édition électronique (droits d’auteur, etc.).
• Disposer de formations de base sur divers sujets : édition électronique, loi numérique, « passeport internet », etc.
Délégué général du CTHS

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